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École

Chloé Zerihem, Directrice de Marque Digital pour Psychologies Magazine, ESP promo 2012

Chloé est ce genre de personne à toujours avoir un brin de lecture dans son sac. Des livres, oui mais surtout des magazines ! Elle les consomme sur des thématiques diverses et variées depuis son adolescence, pas étonnant qu’elle ait orienté sa carrière dans cet univers ! Qui plus est, c’est un secteur en pleine mutation où il faut innover et se digitaliser un maximum pour faire face aux concurrents pure players ! Retour sur son parcours.

 

Chloé, présente-toi ?

Niveaux études, j’ai d’abord obtenu un BEP en 2006 aux Gobelins en Communication et Industries Graphiques que j’ai effectué en alternance. Ce BEP m’a permis de découvrir le monde de l’imprimerie : de la création d’un magazine ou d’un livre aux ajustements des couleurs lors de l’impression. Ensuite j’ai poursuivi en Bac pro Commerce toujours en alternance pour avoir la double casquette communication et négociation. Mais je ne voulais pas en rester là. Beaucoup d’écoles ferment leurs portes aux étudiants venant d’une filière en bac professionnel, ce que je trouve dommage. L’ESP m’a donné ma chance en BTS Communication. Puis j’ai continué en Bachelor 3ème année en spécialisation Stratégie Digitale et j’ai fini par 2 années de Mastère.

Durant ces années, je me suis beaucoup occupée de budgets médias tels que des campagnes mobiles (le wap à l’époque), emailing ou encore d’un budget TV lors d’un stage de 6 mois chez Carat. De riches expériences mais je voulais exaucer mon rêve d’adolescente en me dirigeant vers la presse. Un contact de l’ESP, Matthieu Lorrain, qui finalisait à l’époque son alternance chez Condé Nast, m’a recommandé pour le remplacer au sein du service publicitaire digital. C’est donc comme ça que j’ai débuté dans le monde de la presse. D’abord pendant 2 ans sur la fonction de Chef de Projet Digital où je me chargeais des recommandations et de la mise en place des opérations spéciales pour tous les sites du groupe. Ensuite, on m’a promu sur le poste de Chef de Publicité Digital pour Glamour, magazine féminin qui me correspondait parfaitement ! Forte de cette expérience, j’ai fait 2 années en tant que Responsable Digital chez Lindt puis chez EndemolShine pour ensuite retourner à mes premières amours, la presse ! Je travaille donc depuis juin 2018 pour le groupe Psychologies en tant que Directrice de Marque Digital.

 

Une carrière dans la presse digitale, qu’est-ce que ça donne ?

Lorsque l’on travaille dans le secteur de la presse, les 2 mots d’ordre pour continuer d’exister sont innovation et digitalisation ! Pas toujours évident de faire face à des pure players gratuits tels que Auféminin.com, Doctissimo etc… Et pourtant, c’est mon métier de rendre des magazines emblématiques dynamiques et de leur apporter un nouveau souffle via le digital pour que les annonceurs continuent d’investir en publicité. Les magazines ont un réel avantage, celui d’avoir une valeur de marque, un univers, une ligne éditoriale qui leur est propre. Les contenus sont qualitatifs, et c’est ce que les marques recherchent lorsqu’elles collaborent avec un média sur des opérations spéciales . Ma mission est donc de conserver cet atout et de le retranscrire sur un support digital. Certes dans le monde du web, on vend beaucoup de chiffres : de l’audience, de la data… mais il faut aussi savoir mettre en avant la qualité. Cela passe par la créativité en proposant des mécaniques expérientielles et des dispositifs toujours plus innovants pour fidéliser les marques. Ce qui me plait dans ce métier, c’est que je travaille énormément avec la rédaction. C’est un travail d’équipe où nous réfléchissons à plusieurs sur des concepts créatifs pour garder un lien et une cohérence entre la version print et le site internet. Il faut penser au potentiel de chacun de nos supports mais aussi au bénéfice que l’internaute va y trouver. Typiquement, lorsque je suis entrée chez Psychologies magazine, je n’avais pas d’affinité particulière avec ce support. Mais rapidement, j’ai décelé son potentiel. L’univers du bien être, la naturalité, le développement personnel et la santé sont des sujets plus que d’actualité et susceptibles d’attirer grand nombre d’annonceurs. À moi d’en faire une force et de me servir du digital pour aborder ces thématiques de manière innovante et de négocier de nouveaux partenariats.

 

Et l’ESP dans tout ça, qu’est-ce que tu en retiens ?

Pour moi l’ESP est un établissement à taille humaine où chaque intervenant est là pour aider chaque étudiants à trouver sa vocation. La bienveillance fait partie intégrante de la pédagogie. Je me souviens encore la veille de passer mon oral BTS de l’appel de Marc Montagne, professeur à l’ESP, qui nous téléphonait pour nous encourager et nous rassurer. J’ai également fait le plein de belles rencontres à l’ESP, des personnes avec qui je suis toujours en contact aujourd’hui et qui constituent pour moi un réseau mais surtout des amis précieux.

 

Un petit mot de la fin pour nos ESPiens ?

N’ayez pas peur d’oser ! J’ai un jour décroché une alternance en postulant à une offre de stage. L’entreprise n’avait pas du tout l’intention de prendre un étudiant en alternance mais après l’entretien, nous avons eu un très bon feeling et ils ont changé d’avis. Ils m’ont rappelé pour me dire oui. Comme quoi, il ne faut pas avoir peur de faire bouger les lignes. Et soyez curieux, intéressez-vous à ce que font vos collègues. Comprendre les contraintes de chacun et la complexité de chaque métier, ça aide à devenir plus pointu dans son propre travail.