Pour Marine Lefort, Alumni 2009 de l’ESP, l’événementiel est bien plus qu’un métier : c’est une passion !
Marine Lefort, Alumni, issue de la promo 2009, revient avec nous sur ses débuts et nous raconte son métier-passion dans l’événementiel.
À l’origine, Marine rêvait de devenir psycho-criminologue, mais elle a finalement suivi un parcours un peu plus classique…parsemé de quelques détours.
Aujourd’hui au sein de l’Agence Black Lemon depuis presque 13 ans, Marine nous raconte ses plus beaux souvenirs dans cet univers enchanteur.
Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?
Un lycée partagé entre Milan, Paris et Madrid, puis une année de droit à la Sorbonne avant de m’envoler pour Londres en tant que jeune fille au pair. Voilà les débuts, de la jeune fille pleine de rêves…
De retour à Paris après cette expérience londonienne, j’ai entamé un BTS Communication des Entreprises, avant d’intégrer le Bachelor Communication & Stratégies de l’ESP. Plutôt attirée par la communication globale au départ, j’ai effectué un premier stage en association, puis un second -presque par hasard- en événementiel chez Hopscotch, alors appelé ‘Le Public Système’, et là, c’est le déclic !
L’événementiel, c’était ça: le terrain, la pression, l’adrénaline, le collectif. Ma voie fut à partir de là, toute trouvée ! Prise de passion par cette voie qui m’animait, je n’ai plus quitté le « bocal » (cf : le logo de l’époque), et y ai passé mes cinq premières années professionnelles avant de rejoindre l’agence Black Lemon, où je travaille depuis bientôt treize ans ! La découverte d’un univers, devenu passion aujourd’hui.
Qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre l’agence Black Lemon ? Pouvez-vous nous présenter l’agence ?
Après avoir passé six mois en Asie du Sud-Est, je suis rentrée en France et ai repris une mission chez Hopscotch, pour le compte ‘Grey Goose’ durant le Festival de Cannes. Enceinte à l’époque, aucune perspective de CDI dans l’immédiat ne se dessinait à l’horizon. Après la naissance de mon enfant, la question d’un poste stable s’est naturellement imposée pour moi, mais pas à n’importe quel prix !
Rester dans l’événementiel était une évidence pour moi, mais évoluer dans un environnement entrepreneurial, agile, où l’on peut grandir rapidement et prendre de vraies responsabilités était primordial. Et, c’est à ce moment-là, que j’ai fait la rencontre d’Axel Bonnichon, fondateur de Black Lemon. Ils étaient trois au sein de l’agence à cette époque, autant dire, un tout autre univers comparé à la grande structure que j’avais connu et c’est précisément ce qui m’a plu ! J’apportais la rigueur, les process et l’organisation et l’agence, elle, m’apportait la folie des grandeurs, la créativité sans limite et l’audace : une complémentarité essentielle.
De Chef de Projet Senior à mon arrivée, à Directrice Générale Associée aujourd’hui; l’agence a connu mille transformations mais est toujours restée avec le même ADN et c’est précisément cela, qui fait sa longévité après tant d’années. Des centaines d’événements, majoritairement dans le luxe, un flux constant de talents, des tempêtes – dont le Covid – mais une constante : une agence indépendante, toujours debout, qui continue de créer des expériences marquantes pour les plus grandes marques et Maisons internationales !
Quels sont les plus beaux événements que vous ayez organisés ? Et pour quels clients ?
On dit souvent que le plus beau est toujours celui à venir ! Mais deux projets ont particulièrement marqué ma carrière.
Le premier est celui où j’ai pris pour la première fois de ma jeune carrière, les commandes d’un événement de A à Z, et ce, dans le cadre de la Semaine du Goût : un banquet monumental dans la cour vitrée du Palais des Beaux-Arts de Paris. Une table de 34 mètres, trois grands chefs revisitant la poule au pot d’Henri IV, le Ministère de la Culture, des invités de haut niveau et une logistique complexe. Mon saut dans le grand bain, à seulement 23 ans !
Le second, Moët Effervescence pour Moët & Chandon. Un projet qui a mis trois ans à voir le jour à cause du Covid et qui s’est concrétisé par deux soirées exceptionnelles au Palais Brongniart fin 2022. Un projet humain, artistique et technique hors norme. Une célébration qui a réuni des centaines de professionnels de l’événementiel à un moment où le secteur avait cruellement besoin de se retrouver. On en parle encore aujourd’hui comme de l’une des plus belles soirées jamais organisées à Paris. Une immense fierté pour moi, encore aujourd’hui !
Pourquoi le réseau est-il important dans le secteur de l’événementiel ?
Plus qu’important, le réseau est vital dans le secteur de l’événementiel, notamment en BtoC, puisque la récurrence est malheureusement rare. Les clients sont fidèles mais pas toujours réguliers et il est donc nécessaire de constamment prospecter de nouvelles opportunités.
Chaque projet représente un nouveau cycle, souvent long, depuis l’appel d’offres jusqu’à la production. Au-delà des références et du bouche-à-oreille, les clients recherchent des partenaires de confiance, des équipes solides et des personnes avec qui ils ont plaisir à travailler.
Un réseau bien entretenu, c’est ce qui fait qu’on pense à vous, qu’on vous contacte et, surtout, qu’on vous recommande.
Qu’avez-vous appris à l’ESP d’essentiel pour votre carrière aujourd’hui ? Ou que vous ont transmis les intervenants ?
Je me souviens particulièrement d’un intervenant. Un publicitaire au style rock, catogan grisonnant. Il nous avait raconté une expérience simple : dire à des étudiants qu’il fait 24 degrés dans une pièce alors qu’il en fait 16, et inversement. Résultat ? Les sensations suivent le message, pas la réalité objective.
Sa conclusion : le message façonne la perception. À chacun d’en faire ce qu’il veut…mais moi, je ne l’ai jamais oublié !
Vous faites partie de la promotion 2009. Qu’avez-vous le plus apprécié pendant votre passage à l’ESP ?
L’ESP était la seule école, à l’époque, qui proposait d’être en entreprise tous les jours : cours le matin et en entreprise l’après-midi. Ayant très vite compris que le métier de l’événementiel se jouait avant tout sur le terrain, je ne voulais pas passer mes journées sur les bancs de l’école. Le rythme était intense, je ne comptais pas mes heures, mais j’en garde un excellent souvenir, puisque très formateur pour moi encore aujourd’hui.
Ensuite, je me souviens avoir adoré préparer et soutenir mon mémoire. Bien qu’ultra stressée à l’idée de présenter mon mémoire face à un jury, je garde un souvenir ému des échanges avec le jury à l’issue de ma présentation : des félicitations, des confirmations que j’étais à ma place ! Au travers de ma présentation, le jury avait senti la passion qui m’animait et l’investissement que j’avais mis pour valoriser mon futur métier, aujourd’hui encore mon métier-passion.
Avez-vous gardé des liens avec d’autres Alumni ? Avez-vous un autre profil inspirant à nous conseiller parmi eux ?
Pas de liens directs mais grâce à LinkedIn je suis de loin, certains parcours. Amusant d’ailleurs de voir les chemins différents que nous avons pris pour la plupart…et du chemin parcouru !
Je pense notamment à un camarade de promo, Mickael Krikorian, qui après un très beau parcours chez Buzzman, a monté son agence, Grinta, qui semble cartonner.
J’aime les profils qui ne s’installent jamais dans leurs acquis. Et clairement, son histoire n’est pas terminée. Pourquoi pas votre prochaine interview…? 😉
Avez-vous un message à faire passer aux équipes de l’ESP ?
Continuez à inspirer les étudiants en leur offrant la possibilité de rencontrer des professionnels en activité dans les métiers qui les passionnent.
Rien de tel que les témoignages, les récits concrets et vrais pour se projeter dans une vie professionnelle qui peut faire un peu peur au démarrage. Cela donne de l’élan, rend les choses possibles et accélère l’envie de s’y mettre, de bosser et surtout d’y croire ! Merci donc à ses personnes qui nous ont inspirés durant notre scolarité !